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Transport médical et remboursement mutuelle : ce qui est pris en charge

Dialyse et cancer : 0,37 €/km automatique depuis avril 2025. Autres trajets : de 0,15 €/km à 1 400 €/an selon la mutuelle. Conditions, plafonds et démarches concrètes.

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Trois dialyses par semaine, une radiothérapie quotidienne pendant six semaines, une kiné à l'autre bout de la ville sans voiture : pour beaucoup de patients âgés ou à mobilité réduite, le transport est le premier obstacle aux soins — et un poste de dépense qui grimpe vite. Bonne nouvelle : plusieurs mécanismes de remboursement existent en Belgique. Encore faut-il savoir lequel s'applique à votre situation.

Retenez la logique à trois étages. Premier étage : l'assurance obligatoire (INAMI), qui rembourse certains trajets bien définis, principalement la dialyse et le traitement du cancer. Deuxième étage : l'assurance complémentaire de votre mutuelle, qui couvre le transport médical non urgent selon ses propres règles. Troisième étage : les aides locales — CPAS, chèques-taxis communaux, services de transport social.

Pour la dialyse et le traitement du cancer, l'assurance obligatoire intervient à 0,37 € par kilomètre (montant 2026), quel que soit le moyen de transport utilisé. Le calcul porte sur la distance aller-retour entre le domicile et le centre de dialyse ou l'hôpital où se déroule le traitement oncologique. Depuis avril 2025, ce remboursement est automatique via la mutualité : plus aucun formulaire à envoyer.

Un ordre de grandeur : pour trois dialyses par semaine dans un centre situé à 20 kilomètres du domicile, le compteur affiche 120 kilomètres hebdomadaires aller-retour. À 0,37 € le kilomètre, l'intervention atteint environ 44 € par semaine, soit plus de 190 € par mois — versés automatiquement, sans démarche. Sur une année de traitement, le mécanisme représente plus de 2 000 € : vérifier sur vos décomptes qu'il arrive bien sur votre compte vaut la peine.

Quelques précisions utiles, vérifiées auprès de l'INAMI : le remboursement dialyse couvre aussi les patients en dialyse à domicile pour leurs trajets vers le centre ; côté oncologie, il vise les patients non hospitalisés, pour le traitement lui-même et certaines consultations de suivi. Si vous étiez habitué à remplir des attestations, vous pouvez arrêter : l'automatisation a remplacé la paperasse.

Distinguez bien transport urgent et non urgent. L'ambulance appelée via le 112 relève de règles fédérales spécifiques, avec une facture forfaitaire partiellement remboursée selon votre mutuelle. Le transport non urgent — programmé, pour un rendez-vous ou une sortie d'hôpital — relève de l'assurance complémentaire : c'est là que les différences entre mutuelles sont les plus marquées.

Les exemples 2026 illustrent l'écart : Helan intervient jusqu'à 1 400 € par an pour le transport médical non urgent ; Partenamut rembourse 30 % de la facture (50 % avec le statut BIM) avec un maximum de 750 € par an, et couvre à 100 % les trajets dialyse et chimiothérapie jusqu'à 250 € par mois ; la MC prévoit 0,15 € par kilomètre vers les rendez-vous médicaux. Comparez votre couverture avant de choisir un transporteur.

Chez plusieurs mutualités, dont Partenamut, le choix du transporteur change tout : avec un transporteur agréé par la mutuelle, l'intervention est déduite directement de la facture et vous ne payez que votre part. Avec un transporteur non agréé, vous avancez la totalité puis introduisez la facture nominative pour remboursement. Demandez la liste des transporteurs agréés avant de réserver.

Le statut BIM (bénéficiaire de l'intervention majorée) améliore la plupart des remboursements de transport : chez Partenamut par exemple, le taux passe de 30 à 50 %. Le BIM est accordé sous condition de revenus — plafond annuel de 28 662,69 €, majoré de 5 306,25 € par personne supplémentaire du ménage (au 1er mars 2026). Si vos revenus sont modestes, vérifiez ce statut avant tout le reste : il agit sur l'ensemble de vos frais de santé.

Pour les personnes à mobilité réduite, le transport adapté — véhicule avec rampe ou lift, accompagnement de porte à porte — est souvent la solution la plus sûre, notamment après une hospitalisation. À Bruxelles, plusieurs communes proposent en complément des chèques-taxis sous conditions de revenus ou de handicap. La carte de stationnement PMR facilite par ailleurs les trajets effectués par un proche.

Un transport PMR réussi se prépare : signalez au moment de la réservation la chaise roulante ou le déambulateur, le besoin d'un accompagnateur, l'étage et la présence ou non d'un ascenseur, ainsi que l'heure précise du rendez-vous médical. Prévoyez une marge avant la consultation et pour le retour, surtout en sortie d'hôpital où l'attente est fréquente. Ces détails déterminent le véhicule envoyé et le temps prévu — et donc la sérénité du trajet, pour le patient comme pour la famille.

Vos démarches, dans l'ordre : vérifiez d'abord ce que couvre votre assurance complémentaire (montant annuel, taux, transporteurs agréés) ; demandez à votre médecin une prescription ou attestation quand la mutuelle l'exige ; conservez systématiquement toutes les factures et preuves de paiement nominatives ; introduisez la demande via l'agence, l'application ou le site de votre mutuelle ; et pour la dialyse ou l'oncologie, vérifiez simplement sur vos décomptes que le remboursement automatique arrive bien.

Les CPAS interviennent pour les revenus modestes : taux préférentiels, prise en charge partielle ou totale du transport selon votre situation, après enquête sociale. Si vous êtes dans l'incapacité d'avancer les frais, parlez-en avant de renoncer à un soin : des solutions existent, y compris pour les trajets réguliers.

Les erreurs les plus coûteuses : jeter les preuves de trajet et les factures ; confondre transport urgent et non urgent au moment de réserver ; continuer à envoyer des formulaires pour la dialyse ou la chimio alors que le remboursement est automatique ; réserver un véhicule adapté la veille pour le lendemain (les créneaux partent vite) ; et ne jamais comparer l'assurance complémentaire de sa mutuelle avec ses besoins réels de transport.

Aide Senior organise des transports adaptés PMR avec accompagnement de porte à porte et vous aide à y voir clair : notre équipe vérifie gratuitement vos droits, prépare le formulaire à faire signer par le médecin et, quand c'est possible, facture directement la mutuelle pour vous éviter d'avancer les frais.

À retenir : dialyse et cancer ouvrent un remboursement automatique de 0,37 € par kilomètre depuis avril 2025 ; pour tous les autres trajets médicaux, tout dépend de votre assurance complémentaire — de 0,15 € par kilomètre à 1 400 € par an selon la mutuelle — avec un coup de pouce significatif si vous avez le statut BIM.